Sur base de l’état de santé du travailleur, le médecin du travail examine si une reprise du travail est possible et dans quelles conditions. Si possible, le médecin du travail recommandera d’effectuer un travail adapté ou un autre travail, afin que le travailleur puisse reprendre le travail de façon réaliste.
En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, ce trajet ne peut pas être démarré si l’incapacité de travail temporaire résultant de cet accident du travail ou de cette maladie professionnelle n’a pas encore pris fin, et ce, conformément à la législation sur les accidents du travail et les maladies professionnelles.
Vous pouvez demander le démarrage de ce trajet dès votre premier jour d’incapacité de travail. Votre médecin traitant peut également en faire la demande, avec votre accord.
Vous pouvez demander ce trajet :
En tant qu’employeur, vous avez l’obligation légale de demander une évaluation du potentiel de travail de votre employé à partir d’au moins 8 semaines d’incapacité de travail. Cela peut déboucher sur un trajet de réintégration formel qui doit être lancé au plus tard 6 mois après le début de l’incapacité de travail.
Que se passe-t-il si votre employé reprend en principe le travail avant la fin des 6 mois d’incapacité de travail ? Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de demander une évaluation du potentiel de travail.
C’est par exemple le cas lorsqu’un employé a subi une opération avec une durée prévue d’incapacité de travail de 4 mois. Si tout se passe bien, l’employé reprendra simplement le travail avant la fin des 6 mois d’incapacité de travail. En tant qu’employeur, il n’est pas utile de demander une évaluation du potentiel de travail dans cette situation.

Lors de son entretien avec le travailleur, le médecin du travail évaluera les points suivants :
Sur la base de ces critères, le médecin du travail prendra l’une des décisions suivantes.
À terme, le travailleur pourra reprendre le travail convenu, éventuellement avec un aménagement du poste de travail. Il peut entretemps effectuer un travail adapté ou un autre travail.
Les conditions du travail adapté ou de l’autre travail sont décrites dans le formulaire d’évaluation de réintégration.
Le travailleur est définitivement inapte à effectuer le travail convenu, mais peut effectuer un travail adapté ou un autre travail.
Les conditions du travail adapté ou de l’autre travail sont décrites dans le formulaire d’évaluation de réintégration.
Le médecin du travail estime que, pour des raisons médicales, il n’est (pour l’instant) pas possible d’effectuer d’évaluation de réintégration. Le trajet de réintégration prend alors fin immédiatement.
Élaboration d’un plan de réintégration en cas de décision A et B
Que faire en cas d’impossibilité de travail adapté et/ou d’autre travail ?
Il vous est impossible de proposer un travail adapté/autre travail en tenant compte des recommandations du médecin du travail ? Dans ce cas, vous devez rédiger un rapport motivé.
Que devez-vous y inclure ?
Il n’est plus possible de reprendre le travail chez l’employeur actuel, mais l’état de santé du travailleur lui permet encore d’exercer un autre travail.
Lorsque le médecin du travail décide que le travailleur est définitivement inapte à exercer son travail actuel (décision B) et que l’employeur ne peut lui proposer un travail adapté/autre travail, le travailleur sera orienté vers le service régional de l’emploi.
Si le travailleur est en incapacité de travail pendant une période ininterrompue de plus de 6 mois et qu’aucun trajet de réintégration n’est en cours, le lancement d’une procédure « article 34 » peut constituer une solution.
Les organisations sont tenues de mettre en place une politique collective de réintégration et une politique active en matière d’absentéisme. Si l’employeur ne commence à réfléchir à ces questions que lorsqu’un travailleur est déjà absent depuis des mois, il risque d’être rapidement dépassé par la situation. C’est pourquoi il est préférable de prévoir un cadre reprenant les accords en matière de réintégration.
Si vous ne disposez pas aujourd’hui d’une marche à suivre claire pour le retour des collaborateurs absents de longue durée, vous serez confronté demain aux mêmes conséquences : manque de personnel, coûts plus élevés et équipes qui perdent confiance.
En bref, n’attendez pas d’être face à des difficultés, agissez à temps.
Questions générales : info@cohezio.be
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